Chaque année, nombreuses sont les entreprises qui connaissent une rupture de contrat d’apprentissage. Vécue comme un échec, une telle épreuve les dissuade trop souvent d’embaucher un nouvel apprenti. Pourtant, les expériences se suivent et ne se ressemblent pas… Voici quelques conseils pour rebondir et accueillir un nouveau jeune dans les meilleures conditions !
 

Analyser les raisons de la rupture de contrat d’apprentissage

 
Avant de tirer un trait définitif sur l’apprentissage, il est essentiel de s’interroger, d’analyser et de comprendre les raisons de la rupture : le problème vient-il du jeune ? De l’entreprise ? Les causes de l’échec peuvent être diverses…
 

  • La communication joue un rôle essentiel dans le bon déroulement d’un apprentissage. Des quiproquos ou une mauvaise entente sont peut-être à l’origine d’une dégradation des relations.
  • Au fil des semaines, l’entreprise peut également déceler des problèmes comportementaux qui nuisent au travail ou à la bonne entente entre collègues. La cohabitation intergénérationnelle s’est peut-être mal déroulée ?
  • Certains jeunes se rendent compte qu’ils ne sont pas faits pour le métier en question et préfèrent mettre un terme à leur formation en apprentissage.

 

À savoir : dans plus de 90 % des cas, les raisons d’une rupture de contrat d’apprentissage sont liées à une incapacité du jeune à répondre à certaines attentes en termes de compétences ou d’aptitudes comportementales, et ce, lors de la première mission confiée !

 

Ne pas oublier que toutes les expériences sont différentes

 
L’apprentissage est une rencontre entre un apprenti et une entreprise. Si celle-ci ne dure pas, il faut garder en mémoire que chaque jeune est différent : une mauvaise expérience ne doit pas remettre en question l’ensemble du processus.
 
Comme avec des salariés, certains départs peuvent être mal vécus tandis que d’autres se déroulent dans la bonne entente et le respect mutuel. Une simple rupture de contrat ne doit pas vous inciter à ne plus avoir recours à l’apprentissage !
 

Prendre les devants en formant les tuteurs

 
Accueillir un jeune apprenti en entreprise demande une certaine préparation : celui-ci ne peut être considéré comme un nouveau salarié. Il a besoin d’être accompagné par un maître d’apprentissage pédagogue, capable de répondre à ses divers questionnements.
 
Devenir un bon tuteur ne s’improvise pas : en vue de réduire vos chances de faire face à une rupture de contrat d’apprentissage, mieux vaut suivre une formation pour mettre en place un tutorat efficace !
 

Se rapprocher d’un CFA qui favorise la méthode proactive

 
Tous les CFA n’ont pas la même approche de l’apprentissage. Depuis quelques années, certains d’entre eux mettent en place la démarche proactive, plébiscitée par Proactive Academy, afin d’encourager les jeunes à s’investir et à anticiper les besoins imminents des entreprises.
 
Ces structures responsabilisent et guident les apprentis vers une meilleure dynamique. Elles font en sorte que les formateurs questionnent régulièrement (à chaque alternance) l’entreprise sur ses besoins immédiats vis-à-vis de son apprenti. Elles essayent d’individualiser la formation afin que l’apprenti puisse être pertinent et performant en entreprise. Nous avons remarqué que ce genre de procédé faisait baisser le taux de rupture de contrat de 28 % à 6 % !
 
En bref ? Il n’y a pas de fatalité. Une mauvaise expérience ne doit pas devenir une référence. Il faut parfois être confronté à certaines difficultés avant de trouver le bon apprenti et le bon process d’accueil dans l’entreprise. Il ne faut pas se décourager : l’apprentissage conserve beaucoup d’avantages !
 

Crédit photo : Designed by Dashu83 / Freepik