La grande angoisse pour un formateur ou un accompagnateur quand un jeune cherche un contrat d’apprentissage, se résume de la façon suivante :

 

Est-ce que le jeune que j’ai là ne risque pas de déplaire aux entreprises et indirectement, de me discréditer auprès d’elles ?

 

Ce n’est pas égoïste, car une fois discrédité auprès d’une entreprise, comment espérer aider le jeune ou d’autres jeunes à l’intégrer ?

 

C’est tout le réseau de l’accompagnateur qui est en danger si les jeunes n’ont pas la bonne attitude.

 

Or, la RPE apporte cette garantie : les jeunes auront la bonne attitude. On ne soupçonne pas le pouvoir d’une question montrant que l’on anticipe les besoins imminents des entreprises.

 

D’abord, même si le ton n’y est pas, cette question intrigue et donne « mécaniquement » bonne impression. Ce petit succès, même infime (ça n’est pas tous les jours qu’on attire l’attention d’une entreprise quand on est jeune…), a l’effet d’une bombe. Il encourage !

 

Kathefarin vous le dira, ça commence comme ça, on hésite, on balbutie… mais on a un plan. Et surtout, on est étonné : ça marche ! On nous écoute, l’histoire se prolonge, on est qualifié pour l’étape suivante.

 

Pour des jeunes qui ont l’habitude d’être recalés dès le départ, voire de ne même pas tenter, c’est énorme !

 

À partir de là, tout s’accélère. Le formateur est estimé pour cette « petite/énorme » victoire. C’est le cercle vertueux. Le jeune écoute et applique mieux, il est plus convaincant, le ton y est cette fois et l’accroche de l’entreprise est encore plus évidente.

 

Tout s’enchaîne très vite. Le rappel, le rendez-vous, la mission personnelle pré-contrat (MPPC), le stage… Le contrat !

 

Pour résumer, le formateur du « dispositif d’accès à l’apprentissage » (ou bien l’accompagnateur quel qu’il soit) gagne 3 choses avec la RPE :

 

  • une estime plus forte et quasi immédiate des jeunes, grâce aux jeux de rôle proactifs et aux premiers appels.
  • une accélération et une autonomie inégalée dans la recherche du jeune.
  • le sentiment que nous entrons tous dans une nouvelle ère où la posture des jeunes est notre meilleure carte de visite : bienvenue dans la dimension proactive !