Outre-Atlantique, les soft skills – ou savoirs comportementaux – sont particulièrement mis en avant dans le monde de l’entreprise. Dans nos contrées hexagonales, ces compétences sont souvent délaissées au profit de compétences plus mesurables. Pourtant, ces aptitudes humaines sont des qualités indispensables au bon fonctionnement d’une entreprise. Focus sur l’importance de valoriser les soft skills chez les jeunes !
 

Qu’est-ce qui se cache derrière l’anglicisme « soft skill » ?

 
Depuis quelques années, le monde de l’enseignement évolue. Après l’apparition d’une pédagogie décomplexée avec les MOOCs, un nouveau changement venu des États-Unis bouscule l’évaluation des compétences. En effet, on ne valorise plus seulement les compétences techniques mesurables ; on met également en avant les compétences humaines. En bref, les hard skills sont concurrencés par les soft skills.
 

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Ces aptitudes personnelles que sont les soft skills démontrent un fort degré d’intelligence émotionnelle. Et en favorisant les performances de chacun, elles participent au bon fonctionnement d’une entreprise. Aujourd’hui, les jeunes sont donc amenés à développer ces savoirs comportementaux, pour les valoriser en entretien puis en entreprise.
 
S’il existe une multitude de soft skills, certains d’entre eux sont particulièrement adaptés aux jeunes qui se lancent dans la vie professionnelle :
 

  • la créativité ;
  • l’esprit d’équipe ;
  • l’adaptabilité ;
  • le sens de l’organisation ;
  • le bon sens ;
  • la motivation ;
  • la communication ;
  • la fiabilité.

 

Pourquoi identifier et valoriser les compétences humaines des jeunes ?

 

Pour prendre en compte toutes leurs compétences

 
Les notes ne reflètent pas l’ensemble des compétences d’un apprenti. Une étude menée en Suisse par Margrit Stamm (1) a permis de bousculer certaines idées reçues : elle montre que de mauvaises notes ne sont pas forcément synonymes de mauvais apprenti. Au contraire, elles peuvent cacher un excellent élève ! Initiée dans le cadre des SwissSkills, cette étude montre même que l’apprentissage est souvent perçu comme une seconde chance, révélatrice de talent.
 

Pour répondre aux besoins des entreprises

 
Si certains acteurs appellent à repenser l’apprentissage, la France a du retard dans ce domaine. Les hard skills sont généralement privilégiés par rapport aux qualités humaines. Pourtant, dans certaines entreprises, les recruteurs et les managers sont formés pour identifier ces compétences transversales. En effet, 23 % des recruteurs estiment que les soft skills sont déterminants pour décrocher un emploi (2). Certains affirment même qu’ils permettent de se démarquer et de conserver un poste dans la durée !
 

Pour favoriser l’intégration des jeunes

 
À compétences égales pour un poste, les soft skills font la différence. Dans certains secteurs, les recruteurs cherchent des jeunes avec une technique académique, mais surtout avec une vision et des valeurs communes à l’entreprise : être curieux, entreprenant ou à l’écoute… L’élève n’est plus seulement un apprenti, c’est avant tout une personnalité à part entière.
 

Comment aider les jeunes à développer et utiliser leurs soft skills ?

 

Identifier les soft skills chez le jeune

 
Les apprentis ne sont pas toujours conscients qu’ils ont des compétences humaines enrichissantes pour l’entreprise. C’est généralement au contact des autres, au fil des jours et par la force des choses que les soft skills se révèlent. Être attentif aux autres, aller chercher des conseils, faire preuve de diplomatie ou détendre l’atmosphère par son sens de l’humour sont des atouts ! Évidemment, un élève ne peut pas maîtriser tous les soft skills. Il est surtout primordial de déceler ses points forts pour ensuite l’aider à les développer.
 

Encourager le jeune à développer ses compétences humaines

 
Après avoir détecté certaines aptitudes émotionnelles, le moment est venu de les développer ! On peut alors mettre en place des exercices en groupe afin d’encourager les jeunes à travailler la communication et la prise d’initiative. On peut, par exemple, donner des responsabilités aux élèves afin de développer leur leadership et leur esprit d’entreprendre. Afin de stimuler la créativité et l’audace, on peut également mettre en place des brainstorming pour faire émerger des idées nouvelles et des innovations.
 

Utiliser des aides externes

 
Grâce à la méthode proactive, les structures de formation ont de nombreuses clés pour aider les jeunes à mieux se valoriser. Avec des jeux de rôles, par exemple, les apprentis apprennent à mieux se présenter au téléphone, à être à l’aise lors d’un entretien d’embauche et à avoir la confiance nécessaire pour faire part de propositions pertinentes. Sur leur CV, ils savent comment mettre en avant leurs soft skills et attirer l’attention des recruteurs.
 

Découvrez tous les retours d’expériences sur la méthode proactive

 
Le sens du collectif, l’humilité ou encore la créativité sont des qualités humaines essentielles au bon fonctionnement des entreprises : si elles privilégient les profils de jeunes qui partagent ces valeurs, ce n’est pas sans raison ! Et les softs skills ont également l’avantage de mettre le savoir-faire et le savoir-être sur un pied d’égalité : cela permet d’encourager les jeunes à ne plus avoir peur de leur singularité !
 

Pour avoir plus de conseils sur le sujet, contactez-nous !

 


 
(1) Tribune de Genève, L’élève moyen peut-être un excellent apprenti, 2017
(2) ITalent, Soft skills, les critères qui font la différence, 2017
 

Crédit photo : Pixabay / Ramdlon