Proactive Academy fait tomber les clichés sur l’apprentissage

8 février 2018 | On en parle | 0
Proactive Academy fait tomber les clichés sur l’apprentissage

En France, les clichés sur l’apprentissage – qui influencent l’avis des entreprises et nuisent au développement de la voie professionnelle – ont la vie dure. Cyrille Mauchamp, co-fondateur, fait le point sur ces idées reçues que Proactive Academy combat au quotidien.

« L’apprentissage se limite à l’artisanat »

 

cyrille-mauchamp-proactive-academyNombre de Français imaginent que l’apprentissage est uniquement tourné vers les métiers de l’artisanat : la boulangerie, la coiffure, la maçonnerie… Pourtant, seulement 50 % de nos clients forment les jeunes aux métiers de l’artisanat ! Les 50 % restants forment à des métiers « supports » comme les ressources humaines ou le marketing. La répartition est donc particulièrement équitable !
 
Depuis sa création, Proactive Academy accompagne de nombreux jeunes dans des métiers extrêmement variés. Quelle que soit la profession dont ils rêvent, les apprentis bénéficient d’ateliers, d’outils innovants et d’un encadrement par des salariés que nous avons spécialement formés. Ils améliorent ainsi leurs chances d’accéder au secteur d’activité qui les motive, que celui-ci relève de l’artisanat ou non !

« L’apprentissage est réservé aux élèves qui ne réussissent pas à l’école »

 
On entend bien (trop) souvent que l’apprentissage est la voie des « mauvais » élèves… Il s’agit d’une idée fausse nourrie par la mauvaise lecture d’un phénomène existant. En effet, des jeunes peuvent se retrouver en difficulté au sein d’un apprentissage mal choisi, peut-être à cause d’une mauvaise orientation. Mais cela n’a rien à voir avec leurs capacités !
 
Grâce à la démarche proactive, un jeune peut renforcer son projet professionnel et choisir sa voie en connaissance de cause. À travers nos méthodes et nos conseils, l’apprenti réfléchit à la réalité du métier qui l’intéresse en se renseignant auprès de professionnels. C’est une façon idéale de mettre le pied à l’étrier, de se montrer plus performant, et donc de réduire les chances de connaître une rupture de contrat d’apprentissage.
 

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« L’apprentissage, c’est forcément des études courtes »

 

Parmi les clichés sur l’apprentissage, cette voie concernerait uniquement les diplômes « courts ». Les jeunes qui se dirigent vers l’apprentissage peuvent en effet commencer par un CAP… mais aussi terminer en licence, voire en master ! Chez Proactive Academy, nous travaillons avec des jeunes qui ont fait tout leur parcours en apprentissage. La pédagogie proactive que nous dispensons en formant les différents acteurs du secteur permet de développer une vision constructive de l’apprentissage. Ainsi, les jeunes peuvent se focaliser sur le développement de leur propre savoir-faire. Avec l’accompagnement du CFA et la confiance du tuteur, ils effectuent des tâches de plus en plus intéressantes et se motivent pour poursuivre leurs études.
 
Nous avons constaté que le tutorat faisait naître des vocations au cours de l’apprentissage. En cuisine, par exemple, il est possible de commencer par un CAP. Puis, au fur et à mesure que l’apprenti évolue, le tuteur lui octroie des missions plus complexes, qui peuvent l’inspirer et lui donner envie de s’orienter vers un brevet professionnel. Ce dernier, plus technique, comporte une dimension « management » qui se traduit notamment par l’encadrement de commis. En se tournant ainsi vers un diplôme plus élevé, le jeune bénéficie d’un tremplin pour évoluer en entreprise !

« L’apprentissage, ça coûte cher, et les jeunes ne seront pas opérationnels »

Les entreprises imaginent souvent qu’investir dans un apprenti s’avère onéreux et peu rentable. En réalité, il existe de nombreuses aides et primes pour encourager les entreprises à embaucher un apprenti :

    • pendant toute la durée du contrat d’apprentissage, l’employeur est exonéré des charges sociales, ce qui signifie que le salaire brut de l’apprenti est quasiment équivalent à son salaire net ;
    • une entreprise de moins de 11 salariés qui recrute un apprenti mineur peut bénéficier d’une aide de 4 400 € pendant la première année du contrat;
    • une entreprise soumise à un régime réel d’imposition et qui emploie un apprenti pendant plus d’un mois peut bénéficier d’un crédit d’impôt.

 

Enfin, pour garantir l’efficacité des jeunes, la pédagogie proactive apporte certains bénéfices : l’apprenti s’intéresse aux besoins imminents de l’entreprise et devient force de proposition. Par conséquent, il se concentre davantage sur l’amélioration de sa tâche au quotidien, au service de l’employeur. De plus, nous sommes convaincus que la cohabitation intergénérationnelle, au sein d’une entreprise, est positive pour les deux parties : par exemple, les plus jeunes peuvent transmettre leur maîtrise des outils numériques à leurs collègues plus âgés – c’est ce qu’on appelle le reverse mentoring !

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Contrairement à ce que laissent entendre les clichés sur l’apprentissage, l’alternance est une solution d’avenir pour l’intégration des jeunes, la lutte contre le chômage et le développement des entreprises. En vue de le démocratiser davantage, la méthode proactive est clé pour garantir la réussite des jeunes mais aussi une collaboration profitable pour les entreprises.


 

Crédit photo : Pixabay / ndemello 

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