Delphine Oriol : « La méthode proactive a aidé des élèves à retrouver confiance en eux »

14 novembre 2017 | Retours d'expériences | 0
Le CFA des Métiers de l'Horticulture et du Cheval et la méthode proactive

À chaque rentrée, les CFA sont confrontés aux mêmes questionnements : comment aider les jeunes à trouver une entreprise ? Comment diminuer le nombre d’abandons ? Face à ces problématiques, le CFA des Métiers de l’Horticulture et du Cheval de Maisons-Laffitte a fait le choix de développer la méthode proactive. Nous avons échangé avec Marie-Dominique Ney, directrice adjointe du CFA, et Delphine Oriol, formatrice, pour faire un premier bilan.
 

Pouvez-vous nous présenter le CFA des Métiers de l’Horticulture et du Cheval de Maisons-Laffitte ?

 
Marie-Dominique Ney : Le CFA des Métiers de l’Horticulture et du Cheval est un établissement public, sous tutelle du ministère de l’Agriculture, qui est rattaché au lycée agricole de Saint-Germain-en-Laye. Nous y proposons tous les métiers du paysage du CAP au BTS : CAP et brevet professionnel en fleuristerie, CAP palefrenier-soigneur, etc.
 

Avez-vous constaté des changements depuis que vous vous êtes tournés vers la méthode proactive ?

 
Marie-Dominique Ney : Lors des rentrées précédentes, nous avions régulièrement des jeunes qui se retrouvaient sans contrat. Certains d’entre eux abandonnaient et ne faisaient pas leur rentrée. Après avoir mis en place les ateliers Proactive Academy, nous avons fait des comparatifs entre la rentrée 2016 et la rentrée 2017 sur la formation pour laquelle le nombre de candidatures est le plus important : le nombre de jeunes sans contrat – qui était de 27 % en 2016 – a baissé de 10 % et 27 % des candidats n’ont pas fait leur rentrée, contre 40 % en 2016. Même si nous manquons encore de recul, ces différences sont significatives.
 
Delphine Oriol : En proposant ces ateliers de recherche proactive d’entreprise, Proactive Academy nous a permis de changer notre approche du suivi. Avec la méthode proactive, et notamment les jeux de rôle, nous avons eu plus de matière, plus d’énergie, et plus d’idées pour organiser les ateliers. Nous ne sommes pas restés sur certaines méthodes traditionnelles : avec de nouveaux contenus, nous avons pu attirer l’attention des futurs apprentis, qui se sont sentis mieux encadrés et mieux suivis.
 

Le regard des jeunes et de leurs familles vis-à-vis de la recherche  d’entreprise a-t-il changé ?

 
Marie-Dominique Ney : C’est variable d’un jeune à l’autre, suivant leur âge et leur famille, mais nous avons tout de même remarqué que de nombreux jeunes ont une attitude plus positive par rapport à la formation. Au fil des rencontres et des échanges dans les ateliers, une relation de confiance s’est établie. La démarche les rend plus confiants vis-à-vis du CFA des Métiers de l’Horticulture et du Cheval. Nous verrons dans la durée si cela les a également confortés dans leur projet professionnel…
 
Delphine Oriol : Par rapport au cursus classique, ce type de formation peut faire peur. En venant aux ateliers dès le début de la démarche, les familles sont rassurées : elles ont confiance et leur regard sur la manière d’appréhender l’apprentissage change. Les jeunes et leurs familles comprennent que nous avons une véritable expertise et une capacité à aider les apprentis à trouver un contrat.
 

C’est donc un bilan plutôt positif ?

 
Marie-Dominique Ney : Oui, malgré quelques difficultés rencontrées dans la mise en place de ces ateliers : il est parfois difficile de convaincre les jeunes, de les mobiliser pour une journée alors qu’il peuvent habiter loin ou ne pas être disponibles. Nous avons également observé que, s’ils sont très intéressés par les tutoriaux et le côté ludique des vidéos, les jeunes restent passifs devant les images : il est nécessaire de les motiver, de les mettre en action.
 
Delphine Oriol : Nous sommes très satisfaits des résultats. Les jeunes ont adoré les tutoriels de la plateforme TrouveTonEntreprise, même s’ils ont d’abord passé les étapes un peu trop rapidement, en consommant les vidéos sans réellement s’investir. À l’avenir, nous devons organiser les ateliers de façon à avoir un meilleur suivi. Outre ces petites mises au point, la méthode proactive a aidé certains élèves à retrouver confiance en eux : ils sont beaucoup plus à l’aise et adoptent une posture plus volontaire. Dès le printemps prochain, nous allons poursuivre la démarche avec des groupes « test » pour affiner notre approche.
 

Découvrez d’autres retours d’expérience sur notre blog

 
Merci à Marie-Dominique Ney et à Delphine Oriol, du CFA des Métiers de l’Horticulture et du Cheval, pour leurs retours d’expérience. Pour en savoir plus sur la méthode proactive et les ateliers susceptibles d’aider les jeunes et les formateurs de votre CFA, n’hésitez pas à nous contacter !
 

Crédit photo : Designed by Peoplecreations / Freepik

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